INTERVIEW EXCLUSIVE DE VICTOR HUGO

Victor Hugo et ses romans

Hier, peu après l’arrivée de M.Victor Hugo à Paris suite à la chute de l’empire de Napoléon III, nous avons réussi à lui décrocher une interview. Nous lui avons posé quelques questions sur ses romans.

Combien de romans avez-vous écrit jusqu’à aujourd’hui? Lesquels?

J’ai écrit, pour l’instant, huit livres. J’ai écrit Bug-Jargal en 1818, Han d’Islande en 1823, Le Dernier Jour d’un condamné en 1829, Notre-Dame de Paris en 1831, Claude Gueux en 1834, et bien évidemment, Les Misérables en 1862, Les travailleurs de la mer en 1866 et L’homme qui rit l’année dernière. Les dates que je viens de citer sont les dates de première parution.

 Que vouliez-vous faire partager ou faire comprendre dans Notre-Dame de Paris?

Esméralda est une très jolie femme et tous les hommes sont sous le charme, aveuglés par sa beauté. Je veux montrer dans ce roman, non seulement une histoire d’amour, mais aussi les délits commis pour la beauté d’une femme. Je veux également montrer qu’il faut rester fidèle à sa femme car on ne peut en aimer qu’une seule avec son cœur.

Quels étaient les buts du roman Les Misérables qui est, pour le moment et sûrement pour longtemps incontournable?

Les buts des Misérables étaient de parler des paysans pauvres qui, à cause de leur manque d’argent, deviennent parfois des voleurs et essaient, par exemple, de se nourrir en volant de la nourriture ou d’autres objets divers, comme dans le cas de Jean Valjean ou Montparnasse. Étant pauvres, ils vendent leurs enfants. Dans mon roman,  je prends l’exemple de Cosette.  Des familles veulent bien les garder, mais  souvent les maltraitent, comme cette mauvaise famille qu’est celle des Thénardiers.

Quel personnage préfèreriez-vous être? Et pourquoi?

Évidemment j’aimerais être dans la peau de Jean Valjean mais seulement à moitié. D’un côté, il a été au bagne, et c’est très dur, autant physiquement que moralement mais de l’autre, il s’en est sorti et a changé et est devenu un homme très bon, jusqu’à être maire. Il n’y a que Javert qui ne veut pas l’accepter, même s’il a changé, rien que parce qu’il a été bagnard un jour.

À votre avis, est-ce que cette œuvre pourrait servir de morale ou d’éducation aux jeunes?  

Oui, cela pourrait servir de morale ou d’éducation aux jeunes, faudrait-il déjà qu’ils puissent acheter mon roman, car à cause de la pauvreté qui règne sur une bonne partie de la population, les gens essaieront plus de se nourrir que d’acheter un livre qui coûte quand même assez cher.

Dans vos romans, on dirait que vous mélangez le style romanesque et la réflexion politique…

Oui c’est vrai, j’ai un peu de raisonnement politique dans mes romans, ceci venant  sans doute de ma carrière de député, mais c’est mon style d’écriture et, au contraire, cela donne un aspect différent à mes romans par rapport aux livres d’autres écrivains.

Quel est le sujet de votre dernier livre?

Mon dernier livre, L’homme qui rit, est une histoire assez philosophique. C’est un jeune lord, un jeune noble, qui, sur ordre du roi, est enlevé et torturé par un groupe de brigands qui le mutilent :  il se retrouve avec la bouche fendue jusqu’aux oreilles. Il se réfugie chez un philosophe ambulant et voyage avec son nouveau protecteur. Quand les gens le voient, ils croient qu’il sourit, mais ce n’est pas le cas ou alors un sourire forcé qui cache une âme révoltée par l’arrogance de la noblesse.

Et pour finir, avez-vous commencé l’écriture d’un nouveau roman? Si oui, pouvez-vous nous en parler?

Oui, je suis en train de créer un nouveau roman intitulé Quatrevingt-treize. Écoutez, je ne peux pas vous dire grand chose sur ce livre que je viens juste de commencer, mais je peux vous dire qu’il conclut mon long discours tenu à propos de la Révolution française.

Killian T.

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