La naissance d’une lumière

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), Portrait du Marquis de Condorcet (1743-1794), huile sur toile, 72 × 60 cm (©wikimédia)
Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), Portrait du Marquis de Condorcet (1743-1794), huile sur toile, 72 × 60 cm (©wikimédia)

Nicolas de Condorcet (Marquis de Condorcet) est né en 1743 en Picardie dans une famille noble. Il est l’un des descendants de la famille Caritat.Condorcet se distingua rapidement par ses capacités intellectuelles. Ces premières trouvailles furent en mathématiques. Quand il eut 16 ans, ses capacités d’analyses furent remarquées. Il devient célèbre à la suite de son premier ouvrage, Essai sur le calcul intégral, qu’il publie en 1765. En 1769, il rentre à l’académie des sciences et rencontre Voltaire. À la suite de ses études, il rencontre et devient ami avec l’économiste Turgot. En 1774, il devient inspecteur général de la monnaie avant de se passionner pour la philosophie et la politique. Il collabore à l’Encyclopédie. En 1789, il est reconnu comme l’héritier des penseurs du XVIIIe siècle et le défenseur des droits de l’homme. Député à l’Assemblée législative et à la Convention, il élabore un plan d’organisation publique ainsi qu’un projet de Constitution. Proche des Girondins, il ne vote pas la mort de Louis XVI, ce qui l’oblige à se cacher à partir de juin 1793 jusqu’à ce que les agents de la Terreur le retrouve et l’arrêtent comme Girondin.

Page de titre de l’Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix.

Pendant la terreur, il écrit en prison son œuvre principale Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Convaincu que les sciences vont connaître un immense développement, il affirme que le progrès de l’humanité peut être assuré grâce à une éducation bien orientée.

Condamné à mort, les agents de la Terreur qui viennent le chercher le retrouve sans vie dans sa cellule : il se serait empoisonné, mais il n’y a encore aucune preuve.

Pauline B.

3 Comments

  1. Merci, Pauline, pour ce bon travail très synthétique sur ce grand homme. J’en profite aussi pour remercier Ewen, un « ancien », pour ses commentaires assidus et bienveillants.

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