Interview de Mr Jim Sparks
Dans le cadre de l’opération Frankton, nous avons rencontré le petit frère de Bill Sparks, un des deux seuls commandos ayant survécu à l’opération Frankton.
Mr Jim Sparks (J.S.), petit frère de Bill Sparks, un des deux seuls commandos ayant survécu à l’opération Frankton
Gregory R. (G. R.) : Votre frère a-t-il déjà participé à cette commémoration ?
J.S. : Ah oui, mais ce n’était pas aussi important quand il est venu. […] Il y a eu une petite cérémonie aussi, mais il n’y avait qu’une dizaine de personnes. […] C’est vraiment formidable maintenant, ça a pris une ampleur considérable.
G.R. : Les discours sont vraiment émouvants.
J.S. : Oui, ils le sont. Quand on les écoute, on a la chair de poule. Certains étaient vraiment jeunes, à peine vingt ans, dix-neuf, vingt, vingt-deux, pas plus de vingt-cinq. Je crois que le major Hasler était le plus âgé, puisqu’il était le chef. Il devait avoir une trentaine d’années [il avait en fait 27 ans].
G.R. : Qu’est-ce qui vous motive à venir chaque année?
J.S. : Pour témoigner de mon respect, parce que mon frère a réussi à rentrer en Angleterre. Il n’a pu s’échapper que grâce à la Résistance française. Ils ont traversé les Pyrénées, rejoint l’Espagne, puis Gibraltar ; Gibraltar étant un territoire britannique. Il a ensuite dû attendre que la Royal Navy vienne le chercher. Le commandant Hasler, lui, a été rapatrié immédiatement [en avion]. Ils n’ont pas été rapatriés ensemble, comme ils auraient dû l’être. Cela a provoqué une certaine polémique, car le commandant Hasler avait déclaré : « Nous sommes arrivés ensemble et nous rentrerons ensemble », mais on lui avait répondu : « Non, vous rentrez seul. » […]
G.R. : Que pensez-vous du fait que la ville de Blanquefort continue d’honorer votre frère?
J.S. : Je trouve ça absolument incroyable et merveilleux. En fait, les Français font plus pour ce genre d’histoire de guerre que les Anglais. Vous savez, ils sont plus… comment dire… plus fidèles. Et ces petits enfants, qui sont là… C’est très émouvant.
G.R. : Quel est votre moment préféré de la commémoration?
J.S. : Évidemment, la cérémonie elle-même, c’est ma partie préférée. […] Quand Jill joue « The Last Post », je suis comme glacé d’émotion, tu sais, je suis triste et en même temps fier. Surtout quand on commence tous à chanter « God Save the King » et que de plus en plus de gens se joignent à nous. […] Évidemment, j’aime aussi ça [il lève son verre de vin], même si je ne peux pas beaucoup boire, juste pour rencontrer les gens de façon plus personnelle. […] Cela vous donne l’occasion de vous
Pour aller plus loin :
- La commémoration de l’opération Frankton (2026)
- Les 70 ans de la commémoration Frankton
- L’interview du consul britannique Dominique Olley


