Le procès de Bobigny

Le procès de Bobigny

Bonjour, nous vous retrouvons ce 8 novembre 1972 au tribunal de  Bobigny sur les lieux du procès de Mme Chevalier et ses complices à la suite de l’avortement de sa fille Marie Claire. Rappelons que celle-ci a été relaxée par le tribunal correctionnel pour mineur lors d’un procès antérieur. Les principales choses à retenir de ce procès sont les difficultés à avorter pour les femmes en manque de moyens.  À peine 7 % des femmes en France ont la possibilité d’utiliser des moyens de contraceptions fiables, comme la pilule qui peut être prescrite pour raison médicale. Selon le rapport de l’Assemblée nationale n° 2244 de la 17e législature, environ 1 million de françaises ont avorté clandestinement en 1975. Entre 45 et 70 femmes meurent chaque année après un avortement illégal.  

        Lors de ce procès, différentes personnes se sont exprimées sur la loi anti-avortement, avec des opinions variées. Dans le camp pour la légalisation de l’avortement on retrouve le Professeur Milliez, Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi, l’avocate des prévenues. Ils pensent que la loi anti-avortement est une injustice sociale, qu’elle opprime les femmes et que la légalisation de l’avortement permettrait à plus de femmes de pouvoir travailler. Donner la vie doit être un acte volontaire. D’après Gisèle Halimi, il faut faire une relaxe générale et changer la loi. Le procureur a défendu  cette loi en disant que tout le monde est heureux de vivre, même en n’ayant pas été désiré. Le jugement sera rendu dans quelques jours.

En tous cas, ce procès aura été très important pour la cause de la libéralisation de l’avortement.

                  Paul M., Joris S., Clarence D.

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