Le procès du 8 novembre 1972

Le procès du 8 novembre 1972

Ce mercredi 8 novembre 1972, madame Chevalier, la mère de Marie-Claire Chevalier, ainsi que madame Bambuck, ont été jugées par le tribunal de Bobigny. 

Elles ont été jugées pour « complicité d’avortement », celui de Marie-Claire, et défendues par leur avocate Maître Gisèle Halimi. 

Pour ce procès, beaucoup de personnalités connues se sont engagées : le professeur Milliez, professeur et doyen de la faculté de médecine et Simone de Beauvoir, militante féministe. 

En 1971, Marie-Claire est tombée enceinte à la suite d’un viol. En conséquence, son choix a été d’avorter. Soutenue par sa mère, elle cherche un médecin pour effectuer une IVG clandestine. Les prix étant trop cher chez un vrai médecin, 4500 francs, elle se fait avorter pour seulement 1200 francs par madame Bambuck. 

Le procureur dit que l’avortement est un crime contre la vie, il exige des circonstances atténuantes à cause des conditions de vie de madame Chevalier, mais il dit tout de même qu’elle a joué avec la vie de sa fille et qu’elle a de lourdes responsabilités. 

Le professeur Milliez, lui, pense que l’avortement devrait être légal. Il ne connaissait pas Marie-Claire, mais si elle était venue lui demander, il l’aurait avorté. 

Simone de Beauvoir, pense que les femmes devraient être libres de choisir d’avoir un enfant ou non. Pour elle, interdire l’avortement est un moyen d’oppresser les femmes, de les empêcher d’avoir un travail et de les forcer à rester au foyer. 

Gisèle Halimi énonce que les femmes sont libres de leurs corps et de donner la vie si elles en ont envie. Elle pense qu’avorter est un acte volontaire et responsable. Elle prie, au nom de toutes les femmes, pour que la justice prenne le même chemin que ses prédécesseurs durant le procès de Marie-Claire. 

Marie-Claire a été relaxée, l’avocate demande alors une relaxe générale. Elle n’accepte pas que cette loi continue. 

Au final, Michèle Chevalier a reçu une amende de 500 francs et madame Bambuck a été condamnée à 1 an de prison avec sursis, mais leurs peines n’ont jamais été appliquées. 

Elfie D., Léa L., Joana C. 

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